En partant de la Hérissonnière :

Nous tenons depuis début 2017 cette rubrique à retrouver sur notre site et sur notre page Facebook.
Quelques clichés des endroits que nous fréquentons et que nous vous invitons à découvrir.

En partant de la Hérissonnière, l'Orbiquet, une des premières source vauclusienne de France par son débit est à 4 km de notre maison, à la Folletière-Abenon.
Elle est alimentée par un important réseau de rivières souterraines dont, selon un sourcier, une d'entre elles coule à 7 mètres sous notre manoir.
Le site de la source est protégé comme "espace naturel sensible du Calvados" et plusieurs aménagements ont été faits.
La source elle même ressemble à une belle mare surgie de nulle part. Néanmoins quelques mètres plus loin subsistent les ruines du premier des plus de 50 moulins qui suivaient la rivière sur ses 30 km jusqu’à Lisieux où elle rejoint la Touques qui elle-même se jette dans la mer entre Deauville et Trouville.

En partant de la Hérissonnière, jusqu'au berceau de l’impressionnisme.
Parmi les événements organisés au Havre pour le cinq centième anniversaire de la fondation du port par François Ier il y a le retour pour la première fois depuis 1872, année de sa création, du tableau de Claude MONET "Impression soleil levant".
Pour l'occasion le MuMa (Musée Malraux) a mis en scène cette œuvre fondatrice baignée de cette lumière chère à cette école.
D'autres tableaux de TURNER, DUFY, BOUDIN ou VALLOTTON sont astucieusement choisis et présentés sur ce thème de la lumière floue du matin ou du soir.
Le MuMa possède d'autres tableaux de MONET qu'il faut voir et une incroyable collection des œuvres de BOUDIN.

En partant de la Hérissonnière, sur les premiers pas de Charlotte CORDAY : elle est née a une vingtaine de kilomètres de la Hérissonnière au hameau du Ronceray, dans une petite maison, actuellement bien visible de la route, depuis classée monument historique, assez près de Camembert. C’est dans l’église de cette ancienne paroisse des Ligneries qu’elle fut baptisée. Elle passa plusieurs années de son enfance à proximité encore, au manoir de Glatigny, propriété de ses grands-parents.
Cette vaste et belle bâtisse à pans de bois de la fin du XVIe siècle a été superbement restaurée par un propriétaire passionné qui accueille volontiers les visiteurs certains jours et vous indique la fenêtre au premier étage de la chambre de la jeune Charlotte qui, à 8 ans, en 1776 suivra ses parents à Caen.
Il y a un modeste lien entre Charlotte CORDAY et la Hérissonnière. Fin XVIIIe le manoir appartenait à Marie-Francoise LEPETIT de MARCERE dont la belle fille, Marie-Louise, rencontra Charlotte CORDAY avant qu’elle ne parte à Paris. Marie-Louise voulut dissuader Charlotte de partir dans un moment aussi troublé. Mais Charlotte entendait bien persister dans son projet et lui aurait dit "vous entendrez parler de moi". L’anecdote est rapportée dans un livre consacré à la famille de MARCERE.
On connait la suite.

En partant de la Hérissonnière, à une vingtaine de kilomètres, l’Abbaye de Saint-Evroult, dans le Pays d’Ouche.
Ce ne sont pas “les plus belles ruines de France” comme le disait Victor Hugo a propos de Jumièges mais au bord d’un étang, à la sortie du bourg de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois, les pierres de l’ancienne Abbaye d’Ouche portent le souvenir d’un passé prestigieux. Fondée à la fin du VIIe siècle par Evroult, peut-être comme simple ermitage, elle fut ruinée par les Vikings puis refondée en 1050 par des seigneurs locaux.
Son rayonnement culturel fut très grand, on dit que ce sont ses moines qui sont à l’origine de l’université de Cambridge.
Le plus prestigieux d’entre eux fut cependant Ordéric VITAL, né lui-même en Angleterre en 1075. Il y arrive à 10 ans et y restera jusqu’à sa mort en 1041. Il y écrit son Histoire ecclésiastique qui fait encore autorité.
Les éléments visibles sont ceux d’une église du XIIIe siècle ruinée définitivement par la révolution. Des fouilles archéologiques sur ce monument classé historique sont organisées régulièrement et permettent de reconstituer l’étendue du site.

En partant de la Hérissonnière, à 60 km au nord, dans le Roumois, le village de la Haye de Routot vit chaque année, à la date fixe du 16 juillet, un événement resté très populaire : le feu de la Saint Clair. On suppose que la tradition remonte à la création de la charité en 1494. Celle-ci selon un rituel immuable, débite un grand peuplier en morceaux de taille dégressive dont la longueur est calculée en pieds. Tôt le matin du 16, les charitons montent le bûcher jusqu'à une hauteur de 14 m au-delà du cimetière où se tiennent 2 ifs datés de 1500 ans environ et creusés pour y accueillir chacun une chapelle.
Toute la journée les membres de la confrérie gardent l’endroit jusqu’à la fin de la messe et la tombée de la nuit où a lieu l’embrasement spectaculaire.
Chacun attendra la chute des tisons pour en récupérer un et ainsi se protéger de la foudre durant l’année qui vient.
La foule est très nombreuse et bon enfant. C’est l’occasion d’une grande fête avec d’autres animations dont la fabrication du pain au feu de bois dans le four du bourg restauré.

En partant de la Hérissonnière, jusqu’au Sap-en-Auge à 8 km. “Petite cité de caractère” qui près de son église, dans une ancienne petite ferme, présente l’écomusée “de la pomme et du calvados”. L’endroit présente un ensemble de bâtiments caractéristiques de la région. On y trouve entre autres, le musée lui-même, un restaurant judicieusement dénommé “le grand jardin”, un gîte de groupe et une médiathèque mais aussi un verger conservatoire. L’écomusée a la particularité d’occuper un site voué a la production cidricole depuis longtemps. Vous y remarquerez de curieuses et rares cuves en ciment garnies de plaques de verre dans lesquelles vous pénétrerez. Un “gadage” et un pressoir à grande étreinte servent chaque année pour animer la fête du cidre.

En partant de la Hérissonnière en direction du Pays d’Ouche voisin. A environ 25 km de la Hérissonnière le château de Beaumesnil est l’archétype du style Louis XIII baroque, fait de briques et de pierre, élégant dans ses proportions, au milieu d’un parc ou l’on a loisir de se promener.
L’intérieur se visite pour ses appartements, ses cuisines et son musée de la reliure mis en place par le dernier propriétaire privé, Jean FURSTENBERG.
Légué à la fondation du même nom, il recouvre une nouvelle jeunesse grâce à la gestion de la société de Lancelot GUYOT, “Tous au château”.
Des animations sont proposées au public et un programme de réhabilitations permet de déjà profiter des abords.

Honfleur, située à moins d’une heure de route est un classique dont on ne s’ennuie pas et la période des fêtes donne au lieu un éclat tout particulier.

Les environs immédiats de Honfleur sont source d’un charme bien connu des impressionnistes et si vivant encore : l’église de Barneville la Bertran ; la mer qui succède à l’estuaire de la Seine; le bois du Breuil a Equemauville et le manoir du même nom qui abrita Françoise SAGAN et Lucien GUITRY ; le site de Notre Dame de Grâce cher aux marins...

Rouen et son musée des Beaux Arts :
Vous connaissez Rouen pour sa célèbre rue du Gros Horloge, première rue piétonne de France.
A proximité ne manquez pas le musée des Beaux Arts, l’un des plus intéressants de province et où l’on expérimente depuis quelques années une présentation temporaire d’œuvres non présentées habituellement au public et cette année choisies directement par celui-ci et intitulé : La chambre des visiteurs (visible jusqu’au 21 mai 2017).
Sont entre autres exhumées des réserves du musée, “Marguerite de la nuit” de Pierre SAVIGNY de BELLAY, une vue de Dieppe de Jacques-Emile BLANCHE ou encore la batteuse d’Albert Gabriel RIGOLOT.
En flânant dans les nombreuses salles vous découvrirez une des cathédrales de MONET, la flagellation du Christ du CARAVAGE ou ce curieux trompe l’œil de François JOUVENET.
A voir aussi ces toiles présentées à des pièces de ferronnerie invitant a pousser jusqu’au musée Le SECQ des TOURNELLES.